Une répression terrible s’abat sur dix militantEs antifascistes, interpelléEs à Paris dans la soirée du 8 mars alors
qu’ils et elles collaient des affiches contre la tenue des « Assises de la nationalité, de la citoyenneté et de l’identité », organisées par le Bloc identitaire, groupe aux idées
racistes revendiquées. Pour de simples affiches, ces militantEs ont été gardéEs à vue 48h, avant d’être déférréEs samedi soir au parquet de Paris en ayant fait un passage à la section
antiterroriste de la brigade criminelle !! Au total ce sont plus de 60h qu’ils et elles ont passées dans les locaux de la police puis de la justice. Rien dans les actes ni dans l’attitude
des militantEs ne justifiait cette garde à vue et ce déferrement.
Grâce à la mobilisation des organisations, réseaux et sympathisantEs antifascistes, ils et elles ont été libéréEs ce dimanche avec des procès verbaux signifiant des inculpations pour participation à un groupe formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou des destructions pour dégradation de biens. Cela leur vaut d’être convoquéEs pour être jugéEs devant la 29e chambre du Tribunal de grande instance de Paris le 7 mai 2012. Aussi nous dénonçons ici une répression purement politique.
Une surenchère répressive sur les militantEs antifascistes
Nous dénonçons une véritable stratégie d’intimidation menée par la Justice.
A chacune des apparitions publiques des organisations antifascistes, que ce soit face aux catholiques intégristes ou aux divers néo-nazis adeptes du « saucisson-pinard », les ordres du pouvoir sont clairs : la police protège systématiquement l’extrême droite.
Les organisations engagées dans le combat contre l’extrême droite tentent ni plus ni moins d’alerter l’opinion contre la banalisation du racisme et des idées d’extrême droite, et de s’opposer à leurs représentants de tous poils.
Nous dénonçons une criminalisation croissante de ce combat.
Une Justice à deux vitesses
Rappelons qu’il y a à peine trois mois, deux membres de la mouvance catholique intégriste ont été arrêtés au théâtre du Rond-Point, alors qu’ils s’apprêtaient à en détruire le système de sécurité. Ces deux-là n’ont écopé que d’une dizaine d’heures de garde à vue et d’un banal rappel à la loi, avant de repartir… tranquilles. Une différence de traitement aussi criante manifeste clairement la propension du pouvoir et de sa police à « couvrir » des groupuscules violents et liberticides.
Sans oublier la couverture de la justice dont bénéficient des ministres en poste lors de leurs « dérapages » tout à fait contrôlés à l’encontre des immigré-e-s ou lorsqu’ils affirment qu’il existe une inégalité de valeur entre, ce qu’ils appellent, les « civilisations »…
Nous dénonçons donc un pouvoir qui encourage les expressions d’intolérance, de conservatisme et de racisme, et qui défend ceux qui les répandent.
Une indulgence coupable
Si le gouvernement les protège, c’est que les fascistes lui sont très utiles : d’abord ils diffusent efficacement ses idées, désignant les mêmes boucs-émissaires (étranger-e-s, musulman-e-s, chômeurs-ses, et combien d’autres encore), popularisant les mêmes solutions radicales qui consistent à stigmatiser et exclure. Mais en plus, ils sont un ennemi majeur pour le mouvement social, à qui ils font barrage par leurs attaques, leur propagande et leurs provocations.
Nous ne supporterons pas plus longtemps une situation où les fascistes ont les mains libres tandis que l’on enferme ceux et celles qui les dénoncent et organisent la mobilisation et une riposte militante face à eux.
Nous interpellons la population sur la répression éhontée qui sévit sur le mouvement antifasciste en particulier et sur le mouvement social en général.
Nous exigeons que les poursuites à l’encontre des 10 militant-e-s antifascistes soient abandonnées et appellons à la mobilisation de toutEs en solidarité.
Premiers signataires : Alternative libertaire, Les Alternatifs, Ras l’Front Marne la Vallée, Emancipation tendance intersyndicale, CNT Etpreci 75, CNT Santé social, UD CNT 95, Section carrément anti Le Pen (SCALP), Fédération Total respect / Tjenbé réd (Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies et le sida), SUD Culture Solidaires, Action antifasciste Paris banlieue (AFA), Christianisme social, Solidaires Paris, Nouveau parti anticapitaliste, SUD Etudiant.
Une dépêche de l’Agence France Presse (AFP) publiée le 2 novembre annonce que 150 catholiques traditionalistes ont
tenu un rassemblement devant le Cent Quatre (rue d’Aubervilliers dans le XIXe) pour contester la représentation de la pièce Sur le concept du visage du fils de Dieu de Roméo Castellucci. Elle
affirme par ailleurs que « Devant l’autre entrée du bâtiment, rue d’Aubervilliers, une trentaine de militants d’extrême gauche ont également manifesté sans incident, avant de se disperser
d’eux-mêmes. »
Cela relève de la falsification et du mensonge les plus grossiers : les intégristes étaient au plus une cinquantaine. Les militants et militantes d’Alternative libertaire qui étaient à eux et elles seul-e-s une quarantaine et qui comptaient parmi les principaux organisateurs-trices de ce rassemblement appelé également par l’Action antifasciste Paris banlieue, Fédération anarchiste, le PCF, le NPA, le Parti de gauche, l’UL CGT XIXe, des syndicats de la CNT, Solidaires Paris, la Gauche unitaire et les Alternatifs ont vu que ce sont plus de 200 personnes qui ont participé à ce rassemblement ponctué de slogans et de prises de paroles. 200 personnes qui se sont mobilisées en quelques heures pour la liberté d’expression et de création, contre l’obscurantisme et contre les menées de groupes d’illuminé-e-s racistes, antisémites et stigmatisant les musulmans comme tous ceux et celles qui ne partagent par leur idéologie réactionnaire. La dépêche inverse donc volontairement le rapport de force réel et évoque à peine le rassemblement antifasciste sans jamais citer les organisations présentes. Cela est dommageable dans un contexte ou tout est fait par les autorités et les obscurantistes de tout poil afin de décourager la pensée critique, les mouvements d’émancipation et une population déjà éreintée par les politiques capitalistes d’austérité sans fin.
Or, le contenu de cette dépêche a été repris par l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, dans un article publié dans son édition électronique du 3 novembre, ainsi qu’elle est reprise, intégralement par les sites du Parisien et du Figaro.
Aussi nous posons une question : quel est l’intérêt de minorer autant la présence de militant-e-s antifascistes et libres penseurs-ses pour l’AFP ? Faut-il parler d’un manque total de professionnalisme ou tout simplement de mépris face à des militant-e-s dont le défaut majeur serait d’être d’extrême gauche ?
Si les journalistes de ces grands médias s’étaient donné la peine de faire correctement leur travail sur le terrain, et non de ne faire que de la « reprise de dépêche », ils auraient vu également que des habitantes et habitants du quartier Riquet ont balancé des projectiles sur les intégristes catholiques pour leur signifier leur colère face à une telle manifestation d’intolérance.
Mais ces journalistes peuvent toujours venir au rassemblement antifasciste qui se tiendra dimanche 6 novembre à 14h pour se rendre compte que les antifascistes ne se comptent pas sur les doigts d’une main.
Alternative libertaire, le 3 novembre 2011
Les locaux parisiens du journal Charlie Hebdo ont été attaqués au cocktail Molotov et ont été rendus complètement hors d’usage dans la nuit de mardi à mercredi, sans doute suite à l’annonce de la publication d’un numéro spécial rebaptisé « C
haria Hebdo » et faisant la part belle à la satire de l’islamisme. Dans le même temps, des partisans fanatisés d’une vieille France catholique tentent de perturber manu militari les représentations d’une pièce de théâtre de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, qu’ils jugent « christianophobe ». Deux manifestations accablantes de la violence à laquelle conduit l’intégrisme religieux, qu’il soit inspiré par un livre saint ou par un autre ; deux attaques aveugles contre la liberté de création qui illustrent la censure à laquelle les fanatiques de tout poil voudraient soumettre la culture ; deux exemples accablants des illusions mortifères et de la haine larvée qui se nourrissent des sermons religieux et du discours de dévotion.
Alternative libertaire condamne ces faits d’armes réactionnaires, appelle à la vigilance face à tous ceux qui veulent s’attaquer à la laïcité, imposer leur foi privée dans la sphère publique. Alternative libertaire s’engage sans ambiguïté dans la lutte contre toutes les forces rétrogrades qui voudraient soumettre la société au carcan de la religion.
Un rassemblement unitaire aura lieu le mercredi 2 novembre à 19h30 à l’angle des rues Riquet et Curial dans le 19ème arrondissement pour s’opposer à l’idéologie haineuse des catholiques traditionnalistes qui entendent s’opposer à la représentation de la pièce de Castellucci au centre culturel du « Cent Quatre » (104, rue d’Aubervilliers). Alternative libertaire appelle toutes celles et tous ceux qui refusent de voir l’extrême droite parader en pleine rue à se joindre à ce rassemblement pour dénoncer avec force l’intégrisme religieux.
Alternative libertaire, le 2 novembre 2011
En plus :
Le texte d’appel à la mobilisation dans le XIXème arrondissement de
Paris
Les positions d’Alternative libertaire sur les sectes et religions (partie G
du texte)

Mars 2011 à La Poste : nomination des nouveaux actionnaires de la Caisse Des Dépôts et Consignations au conseil d’Administration de
La Poste, report de la date limite d’âge du président et grève à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales
C’est le mois du choc entre la
logique capitaliste et celle de la lutte des postiers et postières !
Après la privatisation…
Un an après la privatisation, les conditions de travail des postiers sont loin de s’être améliorées : réorganisations à outrance, heures supplémentaires non payées, accidents de travail et arrêts maladie en hausse. Côté présence postale, c’est aussi la catastrophe. Le nombre de bureau de poste est passé en dessous des 2800 : les zones rurales sont désertifiées et dans les ZUS le contact humain est remplacé par des automates.
Pourtant l’entreprise ne se porte pas si mal et les prévisions alarmistes de la Direction ne se sont pas exaucées. Pour 2010, la Poste a engrangé 550 millions de bénéfices (en hausse par rapport à 2009) et le volume du courrier n’a baissé que de 1% (loin des 5% prévus). Comme dans n’importe quelle entreprise ce sont les dirigeants et le capitalisme qui nous taillent la laine sur le dos, comme Patrick Werner ex-dirigeant de la Banque Postale parti avec un joli pactole de 980 000 euros.
L’action des travailleurs et des travailleuses peut les faire reculer
Face à cette attaque en règle contre les travailleurs/euses de la Poste mais aussi le service public, les luttes locales se multiplient. La victoire des facteurs du Lauzet (04) après quasiment 100 jours de grève pour le maintien d’une distribution de proximité montre que nous pouvons gagner. Ces luttes nécessitent une coordination nationale.
Le 29 mars est l’occasion de montrer à nos dirigeants que nous nous ne laisserons pas imposer ce modèle postal.
Car c’est un certain modèle du service public qui est en jeu. L’Etat se comporte comme n’importe quel patron en ponctionnant des dividendes (136 millions d’euros) et en imposant une vision libérale de ce service public.
Pour l’autogestion des services publics
Il nous faut donc imposer un autre modèle social dans l’entreprise. Cette alternative, c’est pour nous l’autogestion de l’entreprise et la définition de ses missions par les personnels qui y travaillent en lien avec les usagers, sur la base de la satisfaction des besoins sociaux, et non des impératifs de profit. Reprendre en mains l’outil de distribution, ce serait construire un service public postal, contrôlé par les travailleurs et les travailleuses de la Poste, au service de leurs intérêts et des particuliers, c’est-à-dire des autres travailleurs et travailleuses, avec ou sans emploi.
Le 30 mai 2010, Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Ecologie vantant haut et fort le
Grenelle, signait dans le plus grand secret trois arrêtés autorisant l’exploration de gisements de gaz de schiste dans cinq départements (Ardèche, Aveyron, Drôme, Gard et Hérault). D’autres
régions, comme la Seine-et-Marne et la Picardie, sont concernées par l’exploration d’huile de schiste.
Le gaz et l’huile de schiste sont des hydrocarbures dit « non conventionnels » ; emprisonnés dans le schiste, roche située à plus de 2000m de profondeur. Leur exploitation était jusqu’alors trop onéreuse pour être rentable, mais la flambée des prix du pétrole et du gaz conventionnels a changé la donne. Pour les extraire, on injecte dans des puits forés spécialement des millions de litres d’eau sous haute pression mélangée à un détonnant cocktail de produits chimiques. C’est ce que l’on appelle la « fracturation hydraulique ». La roche « fracturée » libère le gaz qui peut alors remonter à la surface.
L’exploitation des hydrocarbures non conventionnels permet de re-évaluer les réserves mondiales en énergies fossiles de 50 à 250% selon les estimations. Ainsi, les multinationales de l’énergie vont pouvoir continuer à accumuler leurs profits faramineux durant de longues années. L’Etat n’hésite pas à privatiser notre sous-sol, bien commun par excellence, pour le plus grand bénéfice de ces capitalistes. Surtout que cette nouvelle possibilité permet de conserver le modèle de société hyper-dépendante aux hydrocarbures. Les gouvernements n’auront donc pas à prendre de mesure courageuse sur les modes de production et la structure énergétique de nos sociétés. Quel soulagement !
Malheureusement, le bonheur des capitalistes et des gouvernants signifie encore une fois le malheur des peuples et de la Terre. Car grâce aux tristes exemples des Etats-Unis et du Canada, où cette pratique est en pleine essor depuis le début du XXIeme siècle, nous connaissons très bien les conséquences dramatiques de la fracturation hydraulique :
le paysage est défiguré par des dizaines ou centaines
de puits nécessaires pour extraire ces ressources disséminées sur de grandes surfaces ;
des millions de litres d’eau sont nécessaires, à
l’heure où les ressources se font rares ;
une partie des eaux usées et les produits chimiques
qu’elle contiennent s’infiltrent dans les sols et les nappes phréatiques, et se retrouvent donc à terme dans les aliments et l’eau consommée par les animaux et l’homme ;
l’air est contaminé par l’évaporation du reste des eaux
usées stockée dans des bassins de décantation, et par les émissions des usines et milliers de camions nécessaires à l’approvisionnement en eau et à la distribution du gaz.
L’exploitation des gaz et huile nuit donc gravement à la santé des habitants des régions concernées (asthme, cancers, etc.), et est au final bien plus émettrice de gaz à effet de serre que la production d’hydrocarbures conventionnels.
Face à cet impact environnemental désastreux, la contestation grandit, et un moratoire a finalement été annoncé le 4 février par Nathalie Kosciusko-Morizet, prolongé par Fillon le 11 mars. Mais nul doute que devant les énormes sommes déjà investies et la collusion entre le personnel politique et les grandes compagnies énergétiques, l’exploration reprendra bientôt et l’exploitation suivra dès qu’elle deviendra rentable.
Aberration écologique, cette décision serait pleinement conforme à la logique capitaliste. Les effets néfastes sur l’environnement et la santé humaine n’ont que peu d’importance face à l’insatiable soif de profit qui anime le capitalisme. C’est donc à l’ensemble de ce système économique mortifère qu’il faut s’attaquer. Pour cela il faut s’organiser et lancer nous-mêmes la lutte dès maintenant contre l’exploration du sous-sol, sans compter sur un réveil des élus, depuis trop longtemps endormis.
Tract (pdf)
Depuis l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi le 17 décembre à Sidi Bouzi d, des manifestations fleurissent dans toute la Tunisie pour protester contre le chômage qui maintient dans la misère une grande partie de la jeunesse. En Algéri e également, les classes populaires se révoltent contre une classe politique complètement indiffé
rente aux injustices et aux inégalités.
Si les préoccupations économiques sont au fondement de la révolte, les peuples tunisiens et algériens en ont également assez des pouvoirs autoritaires qui les maintiennent dans la pauvreté et les empêchent de s’exprimer librement, comme le montre la répression sans borne qu’ont connue les manifestant-e-s dans les deux pays, et qui a occasionné de nombreux décès.
Le refus de redistribuer les richesses pour garantir un minimum à la population, par exemple grâce à la manne pétrolière en Algérie, est perçu comme une injustice inacceptable à l’heure où le prix des denrées de base s’envole. Les manifestant-e-s veulent aussi faire entendre que l’absence de libertés, la répression, le népotisme et la corruption ont fait leur temps. Le mouvement des avocats tunisiens est emblématique du refus d’un pouvoir corrompu et refusant toute liberté d’expression.
La France de son côté s’est contentée, après un long silence, d’appeler lundi 10 janvier « à l’apaisement » : Nicolas Sarkozy n’a pas envie de critiquer son ami Ben Ali. Le pouvoir français montre une fois de plus l’indulgence qu’elle peut avoir pour les régimes dictatoriaux. Alternative libertaire condamne cette attitude et plus généralement la politique de la France en Afrique.
Alternative libertaire affirme son entière solidarité avec les luttes des peuples tunisiens et algériens. Non à la répression ! En lutte jusqu’à la chute des dictatures !
Alternative libertaire, le 11 janvier 2011
Avec 3,5 millions de manifestantes et manifestants lors de la journée interprofessionnelle de manifestations du 19 octobre, la mobilisation, loin de faiblir face à la fermeté et à la répression d’un gouvernement de plus en plus tyrannique, ne fait que s’amplifier et se radicaliser. Nous devons continuer dans cette voie, pour faire céder et délégitimer ce gouvernement, à la fois raciste et ultralibéral, au service du MEDEF et des actionnaires. C’est possible !
La grève s’installe dans certaines secteurs clés de l’économie, comme dans les raffineries, le rail, l’énergie, mais aussi dans les facs et les lycées. A nous de la généraliser ! C’est en organisant des assemblées générales massives dans nos boîtes que nous nous donnerons confiance avec nos collègues pour nous engager dans la grève. Pour que des départs en grève tiennent sur la durée, il est crucial de rompre l’isolement entre secteurs professionnels, en mettant à profit les débrayages pour faire des tournées de services et d’entreprises, en organisant des coordinations interprofessionnelles de grévistes, en organisant la solidarité entre et avec les grévistes.
En l’absence de grève générale pour le moment, la grève reconductible dans ces secteurs clés est le pilier qui soutient les actions de l’ensemble des salarié-e-s. Il faut donc que ces mouvements durent, et pour cela, la solidarité des travailleurs et travailleuses est indispensable, notamment au niveau financier par la création et l’alimentation de caisses de grèves, comme cela est déjà fait à la raffinerie Total de Frandres ou à celle de Grandpuits.
Au-delà de la grève, on ne compte plus les signes que les travailleurs et les travailleuses de tous les secteurs ont vraiment envie d’en découdre. Le mot d’ordre de blocage de l’économie est sur toutes les bouches et parvient de plus en plus souvent à se traduire dans les faits, des actions les plus symboliques (une société de retraites par capitalisation à Montpellier) aux plus concrètes (routes, ponts, tunnels voire aéroports comme à Bordeaux, et bien sûr les raffineries qui font planer de plus en plus fortement la menace d’une pénurie de carburants). Pour faire plier le gouvernement, nous devons multiplier ce genre d’initiative, faire feu de tout bois pour alimenter un climat de tension sociale permanente, à un rythme quotidien ou en tout cas plus soutenu que ne le propose l’intersyndicale nationale.
Déjà, des signes que le gouvernement et le patronat sont aux abois se font sentir. Côté MEDEF, les patrons s’affolent face aux blocages de zones industrielles, comme à Amiens. Côté gouvernement, la mise en place de déblocages et de mesures de réquisition dans les raffineries sont un signe de la pression qui monte.
La répression du mouvement social, et particulièrement au sein de celui-ci, du mouvement lycéen, montre que le gouvernement a peur et qu’il est prêt à tout pour faire peur à celles et ceux qui luttent – jusqu’à crever un oeil à un adolescent à coup de flash-ball comme à Montreuil ou asperger des lycéens bloqueurs de gaz lacrymogène. Contre le gouvernement, qui s’efforce de délégitimer le mouvement lycéen, et sans doute bientôt étudiant, sous le prétexte fallacieux que les jeunes ne toucheront (peut-être…) leur retraite que dans des décennies, nous devons au contraire affirmer que les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s, en tant que travailleurs et travailleuses exploité-e-s en formation, ont leur mot à dire sur cette question comme sur tout autre. Nous devons dénoncer la répression dont sont victimes les lycéens, et qui a pour seul but d’intimider les acteurs et actrices d’un mouvement central dans la lutte actuelle.
La possibilité et la solidité d’un mouvement d’ensemble suffisamment fort pour achever le gouvernement dépend des revendications portées par la mobilisation. Nous demandons le retrait du projet, mais au-delà de ça, quoi d’autre ? Le statu quo ? On attend 2012 en espérant qu’un soit-disant gouvernement de gauche revienne sur la réforme ? Non ! Il faut arracher tout ce que nous pouvons dès maintenant et battre le fer tant qu’il est chaud. Retrait de la loi, baisse des loyers, hausses des salaires, partage du temps de travail sont plus que jamais d’actualité.
Il faut donc, au-delà de cette réforme, remettre en cause la manière dont les capitalistes nous font travailler et organisent la société. Leur beurre, ils le font sur notre dos. Et pour eux pas de problème de retraite !
En nous mettant en position de gagner sur les retraites, nous devons pousser notre avantage pour revenir sur les régressions sociales et les lois racistes des quinze dernières années. Et penser à aller plus loin… Bloquer la production n’a de sens que si nous la reprenons nous-même en main. À l’image des ouvriers des raffineries qui proposent d’alimenter les service publics, c’est aux salarié-e-s et à la population de se ré-approprier, de décider collectivement, de nos besoins.
Depuis le 12 octobre, la mobilisation contre la casse des retraites a prit un nouveau tournant. Le nombre de manifestant-e-s a atteint des records rarement égalés. Un mouvement de grève reconductible touche les raffineries, la SNCF… Dans plusieurs secteurs (Éducation, santé…) dans plusieurs villes (Marseille, Toulouse, Le Havre…) le mouvement s’étend et s’enrac
ine. Depuis quelques jours, les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s commencent à rejoindre de façon massive le mouvement.
Face à cette mobilisation puissante, le pouvoir a décidé d’utiliser toutes ses cartouches, tant au niveau des médias (mensonges, manipulation de chiffres et arguments fallacieux sur la démographie)
que dans la rue. En effet ces derniers jours on a vu le gouvernement faire en sorte que les mani
festations, en particuliers les manifestation de lycéen-ne-s, fassent l’objet d’attaques physique de la part des « forces de l’ordre ». Alternative libertaire condamne ces violences policières. Elles sont révélatrices d’une stratégie de la tension visant à intimider une partie de la jeunesse pour éviter que la mobilisation ne continue à prendre de l’ampleur. Ce ne sont pas ces petites manipulations qui vont casser notre motivation ! Bien au contraire, elles renforcent notre détermination à faire jouer la solidarité contre la répression et à amplifier les mobilisations, en montrant un peu plus chaque jour l’illégitimité de ceux qui nous « gouvernent ».
Ce gouvernement n’est ni sourd ni aveugle. Il sait très bien ce qu’il fait : il défend les intérêts de sa classe tout en
menant une véritable politique raciste contre une partie des habitant-e-s de ce pays. Les jours qui viennent seront déterminants, dans les grèves, dans les manifestations des 16 et 19 octobre et bien sûr au-delà. Car ce n’est pas en quelques jours que ce gouvernement cédera.
Et au delà de la grève reconductible, c’est la grève générale, c’est à dire le blocage de l’économie et la réappropriation des outils de production qu’il faut viser. En nous mettant en position de gagner sur les retraites, nous devons pousser notre avantage pour revenir sur les régressions sociales des quinze dernières années. Et penser à aller plus loin…
Alternative libertaire, le 14 octobre 2010
Alors que les actionnaires parasitaires continuent à sucer le sang des salarié-e-s et qu’apparaissent au grand jour les relations d’argent et de pouvoir entre
la classe
di rigeante et l’élite capitaliste,
le gouvernement écrase les droits sociaux conquis par les lu ttes des travailleurs et des
travailleuses. Aujourd’hui en ligne de mire : le système des retraites, anomalie solidaire et socialiste dans une société qu’ils veulent individualiste et libérale.
La bourgeoisie et ses laquais politiques veulent se débarrasser du « public » : Université, Hôpital,… tout ce qui n’est pas utile aux riches est menacé. Mais le démantèlement des services publics ne suffit pas au Capital et le gouvernement s’apprête ainsi à détruire une forme de solidarité organisée : le système des retraites. D’après le projet de loi voté à l’Assemblée, l’âge de départ à la retraite serait en effet repoussé à 62 ans alors que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein est vouée à passer à 41,5 annuités : pour pouvoir partir en retraite à 62 ans il faudrait donc travailler sans interruption depuis l’âge de 20 ans et demi ! Pourtant, en obligeant les travailleurs et les travailleuses de plus de 60 ans à continuer à bosser, nos brillants politicards ne feront qu’augmenter un peu plus le nombre de chômeurs, en particulier chez les jeunes. Nous n’aurons plus qu’à travailler jusqu’à 67 ans pour avoir une retraite décente !
Leurs arguments sont bien connus : il n’y a plus d’argent dans les caisses, or on vit plus longtemps, il faut donc travailler plus ! Mais ne poser le « problème » des retraites qu’en termes de temps de travail, cela revient à ne faire payer que les salarié-e-s alors que la vraie question, c’est celle du partage des richesses. Il suffit alors de faire le compte : tandis que le déficit des caisses de retraite est estimé à 7,7 milliards d’euros, les cadeaux faits aux patrons à travers les exonérations de cotisations s’élèvent à près de 30 milliards d’euros !
Augmenter les cotisations patronales et assécher les revenus du capital pour financer les retraites, cela revient simplement à redistribuer aux salarié-e-s le juste fruit de leur travail !
Une autre redistribution des richesses est possible, un autre projet de société est envisageable !
Si le gouvernement veut tellement liquider le système des retraites par répartition, c’est aussi parce qu’il présente un avant-goût de ce que pourrait une société véritablement égalitaire. Ce sont en effet bien deux visions du monde qui s’affrontent : une vision du monde qui prend acte de l’inégale répartition des richesses (« il y a des riches, il y a des pauvres, c’est comme ça ») et revendique le « chacun-pour-soi » (ou, pour employer les termes consacrés, la « concurrence libre et non faussée ») contre une vision du monde égalitaire, fondée sur le partage des richesse, la solidarité collective et l’autogestion.
Va-t-on alors se résigner, courber l’échine et se dire que c’est inévitable, que les jeunes d’aujourd’hui cotiseront plus longtemps pour une retraite moins longue et une pension plus faible ? Va-t-on encore se laisser tondre par ceux qui nous gouvernent et qui ne servent que les intérêts des plus riches ? Non ! Les manifestations du 23 septembre ont rassemblé plus de 3 millions de personnes dans les rues et ce n’est qu’un début : les étudiant-es doivent partout se réunir, discuter et s’organiser pour faire plier le gouvernement et exiger le retrait de cette réforme injuste ! Et, au-delà de ce combat décisif pour sauver le système des retraites, il est temps d’envisager un vrai changement de société : ce n’est pas juste d’une réforme des retraites dont nous avons besoin, c’est d’une révolution sociale !
Publié le 29 septembre 2010 par Secrétariat de branche Jeunesse
La journée de mobilisation du 23 septembre a montré la détermination de la rue à faire tomber la contre-réforme des retraites du gouvernement. Plus de 3 millions de personnes ont manifesté leur colère face à un gouvernement embourbé dans des affaires et qui persiste à imposer une loi uniquement destinée à servir les intérêts du capital. Dans les entreprises, de plus en plus de travailleurs et de travailleuses ont envie d’en déc
oudre en radicalisant les actions. Certaines boîtes partent en grève reconductible.
Pour autant un mouvement d’ensemble peine à émerger. Les directions de certaines organisations syndicales freinent des quatre fers pour éviter la radicalisation du mouvement, préférant se ménager un espace de négociation en espaçant le plus possible des journées d’actions sans lendemain. Certains partis politiques cherchent à récupérer le mouvement en essayant de lui donner une porte de sortie électoraliste.
La question de la grève générale est posée et une partie des syndicalistes de lutte s’efforcent d’y parvenir en coordonnant leurs efforts. Cette stratégie doit être poussée au maximum et doit être organisée par la multiplication des assemblées générales et des coordinations interprofessionnelles de grévistes.
Là où cette perspective est compliquée à réaliser, tout doit être mis en œuvre pour engager un mouvement interprofessionnel, avec l’objectif d’un blocage des transports, des communications et de l’économie, qui mettra Sarkozy et Parisot à genou. De telles initiatives sont déjà développées par endroits, et nous devons les multiplier partout sur le territoire. A nous d’imaginer des actions offensives de toutes sortes qui collent à nos réalités. C’est par là qu’un rapport de force favorable aux travailleuses et aux travailleurs émergera.
Nous ne plierons pas ! Libertaire, égalitaire, une révolution reste à faire !
La coordination fédérale des Collectifs pour une Alternative libertaire, le 25 septembre 2010
Alors qu’apparaissent au grand jour les relations d’argent et de pouvoir entre la classe dirigeante et l’élite capitaliste, le gouvernement, en prétendant « diminuer les dépenses », « réformer » l’Ecole et « sauver » le système des retraites, poursuit son offensive contre la jeunesse des classes populaires. Face à la destruction du service public de l’éducation et des retraites par répartition, il est temps de construire la lutte pour un autre futur.
Au prétexte de la réorganisation du lycée, prévue par la réforme Darcos-Châtel, les suppressions de postes se poursuivent scandaleusement dans l’Education (plus de 10 000 en 2011) tandis que les conditions de travail des personnels et des élèves se dégradent d’année en année : classes toujours plus chargées, démantèlement des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED), multiplication des mesures sécuritaires, renforcement du pouvoir du principal ou du proviseur, peu à peu transformés en managers. Dans le même temps, la mise en place d’un socle commun et la multiplication des options, la réduction des horaires, la suppression de la carte scolaire favorisent un système éducatif à deux vitesses avec, d’un côté, les lycées d’élite et, de l’autre, les lycées-poubelles. A cela s’ajoutent les premiers méfaits de la réforme du CAPES, avec notamment l’installation à plein temps de professeurs stagiaires sans véritable formation !
…mais même si c’est d’abord par les réformes de l’Education nationale que les lycéen-ne-s sont touchés, le bulldozer du gouvernement ne se contente pas d’écraser les services publics, il s’apprête aussi à détruire une forme de solidarité organisée : le système des retraites. D’après le projet de loi du gouvernement, l’âge légal de départ à la retraite serait en effet repoussé de 60 à 62 ans et la durée de cotisations nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein passerait de 40 à 41,5 annuités, c’est-à-dire que pour pouvoir partir en retraite à 62 ans il faudra avoir travaillé sans interruption depuis l’âge de 20 ans et demi ! Faut-il alors se résigner et se dire que, c’est comme ça, les lycéen-ne-s et étudiant-e-s d’aujourd’hui cotiseront plus longtemps pour une retraite moins longue et une pension plus faible ? Va-t-on encore se laisser faire par ceux qui nous gouvernent et qui ne servent que les intérêts des plus riches ? Non ! Face à cela, étudiant-e-s et lycéen-ne-s nous devons, comme en 1995 ou en 2006, nous inscrire, au côté des travailleur-se-s, dans un mouvement interprofessionnel massif.
Les manifestations du 7 septembre ont rassemblé plus de 3 millions de personnes dans les rues… et ce n’est qu’un début ! Partout, lycéen-ne-s et étudiant-e-s, nous devons nous réunir, nous organiser et lutter pour faire plier le gouvernement !
Ensemble, refusons :
la réforme du lycée, les suppressions massives de
postes dans l’Education et les mesures sécuritaires dans les lycées
la casse du régime de retraite par
répartition
Et imposons par nos luttes un lycée égalitaire et autogéré, pour un autre futur !Parce qu’il est temps : Révolution sociale et libertaire !
Jeudi 19 novembre, François Fillon accompagné d’une équipe ministérielle
venait à Reims inaugurer un projet d’aide à la réussite au Lycée Roosvelt. 200 lycéen-e-s s’étaient réuni-e-s devant le
lycée afin de protester contre ces réformes entraînant des suppressions de poste, un flicage des lycéen-e-s et une aide personnalisée conduisant à une professionnalisation accrue des
enseignements.
Les CRS et Gendarmes mobiles ont alors chargé le rassemblement sans la moindre sommation. Entraînant une panique chez les manifestant-e-s. C’est alors qu’une milice (hommes en costumes avec armes à feu apparentes) rentrait dans la manifestation pour arrêter les premier-e-s manifestant-e-s qui leur passaient sous la main, avec une violence rare (coup de poing, coup de pieds et intimidation des personnes tentant d’aider les interpellé-e-s).
Il y a eu 12 arrestations et 4 lycéen-e-s blessé-e-s, dont un est encore à l’hôpital à l’heure où nous écrivons ce communiqué. La police de Sarkozy a toujours été violente, cependant la venue du premier ministre a été le prétexte à un véritable déchaînement de la part de la police. Ceci n’a rien de banal et nous devons dès à présent nous organiser afin de condamner cette forme de violence policière.
Nous nous battons toujours pour le retrait de la réforme des lycées, l’embauche de professeurs et nous exigeons la libération et l’abandon de toutes poursuites judiciaires contre les personnes interpellées.
Depuis le 12 octobre une grève coordonnée de plusieurs milliers de salarié-e-s sans papiers touche une tren
taine d’entreprises occupées en région parisienne. Soutenus par leurs organisations syndicales et des associations, ces travailleurs exigent leur
régularisation et dénoncent l’exploitation qu’ils subissent de la part de leurs
employeurs, dont certains sont des sous-traitants d’entreprises publiques. L’an passé de telles grèves avaient permis la régularisation de
plusieurs milliers de travailleurs. Cette année, le mouvement organisé de manière intersyndicales et inter-associative vise à arracher au
gouvernement une circulaire de régularisation pour tous les salarié-e-s sans-papiers.
Le mouvement qui s’intensifie est en butte à la répression gouvernementale allant jusqu’à des arrestations sur les piquets de grève. La solidarité de l’ensemble du mouvement social avec ces luttes est une nécessité.
Alternative libertaire affirme sa solidarité avec le mouvement en cours, revendique la régularisation de toutes et tous les sans-papiers ainsi que la liberté de circulation et d'installation. Nous appelons à la participation la plus massive possible aux formes de soutien, notamment les comités locaux, qui se mettent en place.
Alternative libertaire, le 18 octobre 2009.
s questions militaires, (…) la situation financière internationale, les
approvisionnements énergétiques ou les questions migratoires » (1).
On se
souvient de la boutade de Sarkozy, du meilleur cru : « Quand il y a des grèves, aujourd’hui en France, ça ne se voit plus. »
Boutade qui aurait suffit à irriter la ou le syndicaliste le plus frileux…
Car, historiquement, qu’est ce que le syndicalisme ? Deux choses : d’abord une structure de solidarité de classe, ensuite un mode d’action privilégié, la grève.
Certes nombres de syndicats, parmi les plus pâles, font leurs petits arrangements avec l’un ou l’autre de ces principes de base.
Mais ce schéma, nombres de salarié-e-s y restent vigoureusement attaché-e-s, encore aujourd’hui et quoi qu’en pense Sarkozy.
La grève massive de l’éducation du 20 novembre l’a démontré avec éclat.
Quand on se fâche, quand la tension se fait de plus en plus vive, l’arme des travailleurs et des travailleuses c’est la grève.
Et la période est riche de colère sociale : à la Poste, à la SNCF, dans l’audiovisuel public, les Caisses d’épargne, à l’ANPE, parmi les sans-papiers… les travailleurs ont choisi l’action.
Les attaques sont nombreuses. Contre le service public bien sûr. Mais l’industrie est loin d’être épargnée, les plans de licenciements s’alignent à la faveur de la crise : Doux en Bretagne, Amora à Dijon, Renault à Sandouville…
Il vaut mieux licencier que toucher aux dividendes des actionnaires en panique !
Dans le secteur automobile la crise s’annonce rude : la fermeture de sites et la mise au chômage technique pour plusieurs semaines à PSA Choisy ou Renault Flins en attestent.
Connaîtrons-nous, trente ans après 1979 et le destruction de la sidérurgie lorraine, celle de l’industrie automobile en 2009 ? L’ombre de la rapacité patronale plane…
Nous sommes à l’heure des choix.
Construire ou pas le vaste mouvement de grève refusant les politiques de casse sociale, un mouvement où les questions d’occupation, de réquisition et d’autogestion des entreprises doivent être posées. Plus que jamais, bâtissons la lutte.
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Alternative libertaire, 25 novembre 2008