Agenda Militant National

Lundi 19 octobre 2009

Depuis le 12 octobre une grève coordonnée de plusieurs milliers de salarié-e-s sans papiers touche une trentaine d’entreprises occupées en région parisienne. Soutenus par leurs organisations syndicales et des associations, ces travailleurs exigent leur régularisation et dénoncent l’exploitation qu’ils subissent de la part de leurs employeurs, dont certains sont des sous-traitants d’entreprises publiques. L’an passé de telles grèves avaient permis la régularisation de plusieurs milliers de travailleurs. Cette année, le mouvement organisé de manière intersyndicales et inter-associative vise à arracher au gouvernement une circulaire de régularisation pour tous les salarié-e-s sans-papiers.

Le mouvement qui s’intensifie est en butte à la répression gouvernementale allant jusqu’à des arrestations sur les piquets de grève. La solidarité de l’ensemble du mouvement social avec ces luttes est une nécessité.

Alternative libertaire affirme sa solidarité avec le mouvement en cours, revendique la régularisation de toutes et tous les sans-papiers ainsi que la liberté de circulation et d'installation. Nous appelons à la participation la plus massive possible aux formes de soutien, notamment les comités locaux, qui se mettent en place.

Alternative libertaire, le 18 octobre 2009.
Par Alternative Libertaire Angers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 mars 2009
L'OTAN, fêtera ses soixante ans d’existence lors de son sommet annuel les 3 et 4 avril sur la frontière franco-allemande (Strasbourg et Baden-Baden) sous la bannière de la liberté, la paix et la démocratie. Pour nous, ce sera l’occasion de rappeler notre opposition à cette institution impérialiste, bras armé du capitalisme occidental et de ses alliés.

Dans le contexte actuel de crise, de raréfaction des ressources naturelles et énergétiques, et alors que les tensions s'accroissent entre les grandes puissances pour le contrôle de la planète, l’OTAN entend trouver une nouvelle légitimité. Sarkozy et Merkel, ont ainsi annon
cé que l’alliance devait prendre en compte « outre le s questions militaires, (…) la situation financière internationale, les approvisionnements énergétiques ou les questions migratoires » (1).

En décidant le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, Nicolas Sarkozy franchi une étape dans la politique militariste et impérialiste de l’Etat français. Dès en 2001,le gouvernement de gauche plurielle de Lionel Jopsin (PS, PCF, Verts) avait envoyé des troupes françaises en Afghanistan, présence qui a ensuite été renforcée par l’UMP.

Alors que les troupes de l'OTAN mènent une intervention impérialiste en Afghanistan, à l’instar de la coalition américaine en Irak, les peuples subissent la double oppression des troupes étrangères et des gouvernements fantoches mis en place pour garantir le pillage des ressources par les multinationales occidentales. Les visées de l’OTAN sont à l’opposé des intérêts des opprimé-e-s, de leurs droits démocratiques ; dans ces pays dominés l'OTAN contrecarre la possibilité de s'auto-organiser pour combattre les oppressions et gérer démocratiquement leurs ressources.

Nous combattons la domination des institutions internationales (OTAN, ONU, FMI, G8, G20, OMC, etc.) qui sont les instruments du capitalisme pour renforcer l’exploitation des travailleuses, des travailleurs et des peuples.

Aux côtés d’autres organisations libertaires dans le monde, Alternative libertaire est signataire d’un appel international contre le sommet de l’OTAN (disponible sur www.anarkismo.net).

Alternative libertaire participera à la manifestation du samedi 4 avril à Strasbourg contre le sommet de l’OTAN et au contre-sommet, au sein du village alternatif anti-OTAN, du 1er au 5 avril afin de contrecarrer les politiques bellicistes et impérialistes par des rencontres et des débats et des actions.

Alternative libertaire, le 17 mars 2009

(1) Déclaration de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, 4 février 2009
Par Alternative Libertaire Angers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 2 décembre 2008

On se souvient de la boutade de Sarkozy, du meilleur cru : « Quand il y a des grèves, aujourd’hui en France, ça ne se voit plus. »

Boutade qui aurait suffit à irriter la ou le syndicaliste le plus frileux…

Car, historiquement, qu’est ce que le syndicalisme ? Deux choses : d’abord une structure de solidarité de classe, ensuite un mode d’action privilégié, la grève.

Certes nombres de syndicats, parmi les plus pâles, font leurs petits arrangements avec l’un ou l’autre de ces principes de base.

Mais ce schéma, nombres de salarié-e-s y restent vigoureusement attaché-e-s, encore aujourd’hui et quoi qu’en pense Sarkozy.

La grève massive de l’éducation du 20 novembre l’a démontré avec éclat.

Quand on se fâche, quand la tension se fait de plus en plus vive, l’arme des travailleurs et des travailleuses c’est la grève.

Et la période est riche de colère sociale : à la Poste, à la SNCF, dans l’audiovisuel public, les Caisses d’épargne, à l’ANPE, parmi les sans-papiers… les travailleurs ont choisi l’action.

Les attaques sont nombreuses. Contre le service public bien sûr. Mais l’industrie est loin d’être épargnée, les plans de licenciements s’alignent à la faveur de la crise : Doux en Bretagne, Amora à Dijon, Renault à Sandouville…

Il vaut mieux licencier que toucher aux dividendes des actionnaires en panique !

Dans le secteur automobile la crise s’annonce rude : la fermeture de sites et la mise au chômage technique pour plusieurs semaines à PSA Choisy ou Renault Flins en attestent.

Connaîtrons-nous, trente ans après 1979 et le destruction de la sidérurgie lorraine, celle de l’industrie automobile en 2009 ? L’ombre de la rapacité patronale plane…

Nous sommes à l’heure des choix.

Construire ou pas le vaste mouvement de grève refusant les politiques de casse sociale, un mouvement où les questions d’occupation, de réquisition et d’autogestion des entreprises doivent être posées. Plus que jamais, bâtissons la lutte.


Points de ventehttp://www.trouverlapresse.com/

Alternative libertaire, 25 novembre 2008

Par Alternative Libertaire Angers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 novembre 2008

Une fois de plus, la société capitaliste viole allègrement sa propre légalité dans l'affaire dite de la « mouvance anarcho-autonome » suite à l'arrestation de 10 personnes dans le cadre d'une enquête sur des « sabotages » de caténaires sur des lignes SNCF : présomption d'innocence bafouée allègrement ; utilisation des dispositions ultra répressives des lois antiterroristes dans une affaire qui n'en relève évidemment pas ; inculpation pour association de malfaiteurs sur la simple collecte de documents politiques, sans faits concrets qui en démontreraient l'existence ! La plupart des médias, le monde politique et judiciaire laissent faire ou approuvent, tant il est vrai que « l'Etat de droit » ne s'applique réellement qu'aux puissants dans cette société si fondamentalement injuste !

Une fois de plus, une campagne de lynchage politico-médiatique est lancée pour désigner des boucs émissaires. Cette campagne de désinformations orchestrée autour de l'évocation d'une organisation « clandestine » et « radicale » a simplement pour fonction de faire monter la peur dans le pays et l'hostilité contre tous ceux et celles qui remettent en cause le système capitaliste.

Une fois de plus, la manipulation de masse reste l'arme favorite des classes dominantes, confrontées à leur propre peur d'une crise sociale pouvant remettre en cause leurs privilèges. Personne ne sait si les personnes inculpées sont effectivement les auteur-e-s de ces « sabotages » et il faut rappeler que les conséquences des actes commis sont tellement insignifiantes comparées aux conséquences de la crise financière orchestrée par le capitalisme.

Mais là, les coupables sont connus et les décisions prises vont jeter par centaines de millions des travailleurs et travailleuses dans la misère. Et ces délinquants vont pouvoir jouir en toute impunité du fruit de leurs crimes.
Ne nous y trompons pas ! En ces temps porteurs de remise en cause des fondements du capitalisme, cette campagne vise à criminaliser ceux et celles qui se battent contre l'injustice et la misère imposée aux travailleurs et travailleuses.

Alternative libertaire appelle à ne pas se laisser duper par cette propagande grossière. Nous considérons que ces actes de malveillance ne sont d’aucune utilité pour les luttes sociales mais, quels que soient leurs auteur-e-s, ils ne relèvent pas de l’action terroriste.
Faisons cesser cette politique sécuritaires dont le seul véritable objectif est de défendre les inégalités sociales et les privilèges capitalistes. Construisons ensemble la mobilisation de masse, la grève générale expropriatrice capable d'imposer les changements nécessaires, c'est à dire la naissance d'une société communiste libertaire !

Alternative libertaire, le 18 novembre 2008
Par Alternative Libertaire Angers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 16 août 2008



Pourquoi nous nous opposons à la venue de Benoit XVI

Paris, Du 12 Au 14 septembre : Manifestation.

Les 12, 13 et 14 septembre prochain, le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger) sera pour la première fois en France, invité par Nicolas Sarkozy. Cette présence du Chef du Vatican, cautionnée par l’Etat français, est inacceptable et constitue une attaque contre le mouvement social pour plusieurs raisons.

Toutes les informations sur le blog Remballe ton pape

Une attaque contre la séparation de l’Eglise et de l’Etat

Par cette invitation, Nicolas Sarkozy confirme sa position sur une « laïcité positive » qui ne devrait pas avoir « le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes ». Il n’hésite pas à promouvoir l’intrusion de la pensée chrétienne dans les affaires publiques quand il dit que « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ». Malgré les protestations, la rentrée prochaine verra « l’éducation civique » remplacée une « l’instruction civique et morale » aux relents de catéchisme républicain et d’obéissance aveugle aux règles. N’oublions pas aussi qu’en 2007, Christian Vanneste, député UMP-CNI du Nord, a envoyé à des établissements scolaires l’ouvrage « Homme et femme, il les créa », condamnant les théories de l’évolution et l’homosexualité.

Il y a une persistance des liens structurels entre Etat français et autorité vaticane. Le Président de la République a accepté le titre de chanoine. Christine Boutin, actuelle ministre du logement et de la ville, est nommée depuis 1995 au Conseil Pontifical pour la famille du Vatican, et son cabinet ministériel compte un prêtre, Jean-Marie Petitclerc. Ces exemples constituent une attaque contre la laïcité instituée par la loi.

Une attaque contre les femmes

Les propos à l’encontre des femmes et de leurs droits tenus par l’Eglise catholique en général, et par Benoît XVI en particulier, sont rétrogrades, sexistes, misogynes et lesbophobes. Dans sa lettre encyclique Evangelium Vitae, il semble nécessaire à Ratzinger de rappeler les paroles prêtées à Dieu envers Eve, suite au prétendu « péché originel » : « Le désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi » (Genèse, 3, 16).

La supériorité divine des hommes sur les femmes organise la société dans toutes ses sphères : Ratzinger ajoute que « les femmes qui le désirent librement pourront consacrer la totalité de leur temps au soin du ménage […], tandis que celles qui désirent avoir d’autres activités pourront le faire, avec des horaires adaptés, sans être mises devant le choix de devoir sacrifier leur vie de famille. » A l’heure où les femmes occupent une large part des emplois précaires et consacrent une majorité du temps qu’il leur reste au travail domestique gratuit, Benoît XVI tient à leur rappeler leur place : le foyer et la famille. La famille, défendue par Ratzinger, est surtout le premier lieu de la violence domestique.

Une attaque contre le droit à la contraception et à l’avortement Le catéchisme de l’Eglise catholique perdure : « le plaisir sexuel est moralement désordonné quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d’union. »

Puisque la norme est que sexualité et reproduction soient intimement liées, c’est tout d’abord au droit à l’avortement que l’Eglise catholique s’en prend. Des milliers de femmes meurent chaque année dans les pays où l’avortement est illégal. Là où il est légalisé, le droit des femmes à disposer de leur corps est attaqué sans relâche. En France, où 40 % des femmes avortent une fois dans leur vie, les services hospitaliers qui le pratiquent sont de moins en moins financés, sous l’influence d’un lobbying actif de l’Eglise catholique. Cette dernière promeut également l’extension de la clause de conscience – le droit des médecins à refuser de pratiquer l’avortement notamment – et indique qu’il s’agit d’un devoir.

Une attaque contre nos vies : le pape complice de la propagation du VIH

L’Eglise catholique s’en prend globalement à la majorité des moyens de contraception, y compris le préservatif qui permet de se protéger de nombreuses maladies sexuellement transmissibles et, notamment, du virus du Sida (VIH).

Dans un contexte mondial où la pandémie du VIH progresse et fait des ravages, continuer d’interdire des méthodes de protection des vies humaines, comme le préservatif, qui sont simples, peu coûteuses et efficaces est criminel.

Une attaque contre le droit de choisir son genre et sa sexualité

La Bible condamne l’homosexualité et Ratzinger décrit « l’inclination particulière de la personne homosexuelle » comme « un comportement intrinsèquement mauvais du point de vue moral ».

Par ses propos, l’Eglise permet de légitimer toutes les discriminations et violences commises envers les lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, transexuel-le-s et intersexes (LGBTI). Elle fait perdurer un ordre moral qui condamne à la sous-citoyenneté toutes celles et ceux qui ne veulent pas s’y conformer. Cet ordre suppose qu’il n’existe que deux genres, « naturellement » déterminés par deux sexes, hommes et femmes nécessairement complémentaires, niant ainsi l’existence des personnes transgenres, transsexuelles et intersexes.

Une attaque contre la solidarité et les luttes sociales

A propos des immigré-e-s, le Pape a souligné que quiconque leur apportait son aide devait le faire « dans le respect de la loi faite pour assurer le bon déroulement de la vie sociale. » On voit que quand il s’agit de gens que la police rafle et emmène en centre de rétention, les capacités de protestation de l’Eglise catholique ne se sont pas beaucoup améliorées depuis la Seconde guerre mondiale.

Mais, plus globalement, Benoît XVI tient à envoyer un message clair contre l’émancipation : « il serait criminel de prendre les éléments de la piété populaire et de les orienter vers un plan de libération purement terrestre, lequel se révèlerait rapidement comme rien d’autre qu’une illusion ». Pour tous et toutes les opprimé-e-s, pour tous ceux et celles qui voudraient lutter pour voir leur situation s’améliorer ou qui aspirent à un monde meilleur, il suffirait de courber l’échine pour pouvoir atteindre le bonheur… mais seulement après la mort.

Nous sommes contre la violence et les discriminations de l’Eglise. Nous sommes pour le droit de faire ce que nous voulons de notre corps, sans avoir à répondre à une norme, à une esthétique, qu’elle soit religieuse, sociale ou idéologique. Nous sommes pour le droit de choisir nos sexualités, sa/son/ses partenaires. Nous réaffirmons que l’accomplissement des femmes ne passe pas par la maternité, qu’elle n’est pas un destin biologique mais doit rester un choix.

Nous exigeons :
- que l’Eglise ne s’immisce pas dans la politique,
- que l’Eglise arrête de faire des déclarations criminelles,
- que les gouvernements français mettent tout en place pour s’affranchir de l’idéologie catholique,
- le libre accès et la totale gratuité des moyens de contraception et de l’avortement.

Premiers signataires : Marche mondiale des femmes, Panthères roses, Alternative libertaire, Offensive libertaire et sociale, Scalp, Ligue Communiste Révolutionnaire

Par Alternative Libertaire Angers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 mars 2008
 

Contre une politique qui divise, Français, immigrés solidarité !

Paris, Samedi 5 avril : Manifestation.

Marseille, Samedi 5 avril : Manifestation.

Lyon, Samedi 5 avril : Manifestation.

Une politique qui nie les droits fondamentaux

L’acharnement de ces dernières années contre les étrangers est impressionnant. Pas moins de cinq lois depuis 2002 ont été votées au mépris de la légitimité des étrangers installés en France à y bénéficier des droits de tous quelque soit leur statut juridique : attaques contre l’aide médicale d’Etat, tests ADN, multiplication des restrictions du droit d’entrée et de séjour des étrangers notamment par la limitation drastique du regroupement familial.

 

Le gouvernement impose une vision utilitariste de l’immigration. Après avoir établi des listes restrictives de métiers discriminant travailleurs provenant de l’UE et travailleurs du reste du monde, il a l’intention de modifier la Constitution au printemps pour introduire dans la loi la notion de quotas. De plus pour faciliter les expulsions, il veut créer une juridiction spéciale chargée de juger les étrangers sans papiers. Il souhaite faire adopter à l’échelle européenne une disposition rendant impossible à l’avenir toute opération de régularisation d’envergure.

 

Cette politique répressive touche non seulement les sans-papiers mais aussi les étrangers ayant un titre de séjour et les Français, surtout sur ceux d’origine étrangère. Pour chacun(e) des sans papiers piégé(e) par des contrôles d’identique iniques au faciès, combien d’étrangers en règle ou de Français « issus de l’immigration » se voient humilier quotidiennement ? Combien d’étrangers se voient refuser, pendant de longues années ou pour toujours, la possibilité de vivre avec leurs proches, en raison des critères arbitraires fixés par la loi et de la malveillance tatillonne des préfectures ? Combien d’étrangers et de Français se voient refuser le droit d’épouser la femme ou l’homme de leur choix au prétexte que leur amour ne serait que de complaisance ?

 

Une politique du chiffre qui tue

 

Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, non respect des voies et délais de recours, marquage de sans-papiers au feutre indélébile dans le Nord, pression sur les préfets, policiers et gendarmes pour qu’ils atteignent des objectifs chiffrés, mise en place de camps d’enfermement aux frontières de l’Europe. Chaque jour la descente dans l’ignominie s’accélère. Cet acharnement répressif brise et tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions prennent des risques parfois mortels (défenestrations, fuite par les toits, suicides, noyades…)

 

Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et injustes, mais également coûteuses. Les coûts induits par cette débauche de moyens policiers et la mobilisation d’infrastructures (transports ferroviaires, portuaires et aériens) seraient plus utiles pour financer des services publics ou l’aide au développement. Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à vivre en France en tout légalité, n’étaient plus obligés de se cacher et n’étaient plus tenus d’accepter des conditions de travail dégradantes, le paiement des cotisations sociales de ces travailleurs permettrait de faire rentrer des milliards d’euros dans les caisses de la protection sociale.

 

Une politique qui réprime la solidarité

 

Le gouvernement s’efforce d’entretenir un climat de suspicion et de peur à l’égard des étrangers et de leurs soutiens : criminalisation de la solidarité, multiplication des poursuites judiciaires, utilisation des services publics, services sociaux et des inspecteurs du travail comme auxiliaires de police.

 

Afin d’aligner par le bas les droits sociaux, il fait le choix de la division : le pouvoir oppose Français et étrangers en agitant le mythe de l’invasion de la France, il oppose les bons immigrés intégrés aux mauvais immigrés, les étrangers en situation régulière aux sans-papiers, comme il oppose les salariéEs du privé à ceux et celles du public…

 

Une politique qui instrumentalise l’immigration au profit d’une politique antisociale et liberticide

 

Les étrangers sont utilisés comme des boucs émissaires afin de détourner l’opinion des vrais problèmes : pouvoir d’achat, protection sociale, retraites, précarité, services publics, place des femmes, avenir de la planète, discriminations…

 

Cette politique qui fait système est aujourd’hui notamment incarnée par le ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement. Elle présente les étrangers comme une menace pour « l’identité nationale ». Cette conception s’inspire d’une philosophie nationaliste et d’extrême droite. Elle contribue à justifier des politiques sécuritaires qui transforment notre société en Etat policier. Elle constitue une injure non seulement envers les étrangers, mais également envers les Français attachés aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect de la personne humaine. Elle donne de la France l’image d’un pays qui se replie de plus en plus sur lui-même.

 

Nous refusons cette politique ultra libérale de casse du code du travail et salarial, dont les émigrés sont les premières victimes. Nous refusons cette politique européenne dictée par le patronat européen pour une « immigration choisie », permettant in fine cette délocalisation sur place, à moindre coût, et mise en concurrence des filières d’immigration de travail.

 

La liberté de circulation des êtres humains est une valeur fondatrice de la civilisation et de la démocratie.

 

Ce projet de société n’est pas le nôtre !

 

La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :
- la suppression du ministère de « l’identité nationale »,
- l’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention,
- l’arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers,
- l’abrogation de lois stigmatisant les migrants et bafouant leurs droits,
- l’abandon des projets gouvernementaux sur la justice d’exception et les quotas,
- la mise en oeuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de l’Europe forteresse,
- le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et tous,
- des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur autonomie,
- la régularisation des sans papiers,
- l’abolition de la taxe à l’emploi pour l’embauche de travailleurs étrangers,
- un politique d’accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France.

Pour une société fraternelle et solidaire, un sursaut citoyen s’impose. Nous manifesterons tous ensemble
le 5 avril, 14h30, place d’Italie à Paris.

PDF - 111.3 ko
Tract d’appel
Manifestation du 5 avril 2008
PDF - 2.7 Mo
Affiche
Manifestation du 5 avril 2008
PDF - 313.9 ko
Affiche libertaire unitaire
Liberté de circulation
Par Alternative Libertaire Angers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 15 janvier 2008

affiche-AL-Non-3.gif
Le sommet de Lisbonne les 18 et 19 octobre dernier a permis un accord entre les chefs d’Etats européens sur un nouveau traité européen. En réalité il reprend l’essentiel du texte rejeté en mai 2005 et s’inscrit dans la droite ligne de la construction capitaliste de l’Europe (dumping social, baisse du « coût du travail », « concurrence libre et non faussée », chasse aux immigré-e-s, fermeture des frontières aux portes de l’Europe, coopération policière…)

La ratification se fera dans le courant de l’année 2008 par la voie parlementaire dans la quasi-totalité des Etats. Le 4 février prochain les parlementaires, réuni-e-s en congrès, à Versailles se prononceront pour ou contre une modification de la Constitution permettant la ratification du traité par l’Etat français.
Après les « Non » français et néerlandais qui ont constitué un désaveu cinglant pour les classes dirigeantes, il s’agit d’éviter tout débat public sur la question et toute procédure de consultation des peuples, et de ne pas reproduire l’erreur tactique qu’avait constituée l’organisation du référendum en 2005.

UMP-PS : l’union sacrée

Cette validation par la voie parlementaire est emblématique du mépris qui anime la bourgeoisie quand la volonté populaire se heurte à ses intérêts de classe.
Il faut une majorité des 3/5ième au Congrès pour procéder à une modification constitutionnelle. L’UMP ne disposant pas à elle seule de cette majorité, c’est bien l’attitude du Parti socialiste qui sera déterminante. Pour limiter les effets symbolique de l’union sacrée avec le gouvernement, la majorité des parlementaires PS s’abstiendra au Congrès de Versailles, laissant le champ libre à l’UMP, et votera ensuite pour le texte du nouveau traité qui sera soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat les 6 et 7 février.

Même si le gouvernement français concédait un nouveau référendum – ce qui est peu probable – nous serions paradoxalement toujours face à un déni de démocratie, dans la mesure ou un texte similaire a déjà été rejeté en mai 2005.


Une opposition anticapitaliste et internationaliste

L’Union européenne est la traduction institutionnelle d’une puissance capitaliste et impérialiste. Le nouveau traité constitue un pas en avant dans le renforcement de cette machine de guerre contre les droits sociaux et les immigré-e-s.
Ainsi un projet de directive sur la rétention et l’expulsion des étranger-e-s portant à 18 mois la durée légale d’enfermement des sans-papiers et instaurant une interdiction du territoire européen de 5 ans pour les expulsé-e-s, va être prochainement soumis au Parlement européen.
L’UE s’attache également la collaboration de l’Etat libyen pour mieux protéger ses frontières. Elle y finance la traque aux migrants (hélicoptères, patrouilles navales, radars) et l’installation des camps où sont enfermés dans des conditions scandaleuses les candidats à l’immigration ; ce sont les seuls méfaits du régime libyen qui n’ont suscité aucun commentaire indigné (et pour cause) de la part de la classe politique et des médias dominants lors de la récente visite d’Etat de Kadhafi à Paris.

Solidarité de classe

Au-delà de ce traité c’est donc bien l’ensemble de l’Union européenne et des Etats qui la composent que nous combattons. L’UE, tout comme l’Etat français, n’est pas une institution neutre dont il faudrait « réorienter » la politique.
Contrairement à la frange nationaliste de la gauche, nous ne défendons pas l’idée d’une France « souveraine et indépendante », pas plus qu’une une « autre construction européenne » contrepoids à la domination des marchés financiers et des Etats-Unis  comme le préconise une partie de la social-démocratie.
Alternative libertaire participera, sur ses propres bases, aux initiatives contre la ratification et la mise en oeuvre de ce traité
C’est par la solidarité et des luttes communes des exploité-e-s au sein de l’UE que nous pourrons contester la mise en concurrence entre salarié-e-s et le nivellement par le bas des droits sociaux.
Seules des luttes collectives victorieuses mettront un coup d’arrêt à la démolition sociale mise en œuvre par la bourgeoisie au plan européen – casse des retraites, privatisations, autonomie des universités, etc.

Alternative libertaire, le 15 janvier 2008
Par Alternative Libertaire Angers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Le blog de Alternative Libertaire 49
  • libertaires49
  • : politique démocratie révolution socialisme alternative Politique
  • : Blog des militants d'Alternative Libertaire 49. Fondée en 1991, AL fonctionne sur un mode fédéraliste et autogestionnaire. L’organisation est constituée d’une fédération de groupes locaux, et de deux branches sectorielles : une branche « Entreprises » regroupant les militant(e)s salarié(e)s, et une branche « Jeunesse », regroupant les militant(e)s scolarisé(e)s. Ce blog est donc dédié au luttes locales du 49 mais aussi à l'expression des communistes libertaires du 49 sur des sujets plus div
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés