Cela va bientôt faire douze ans que L’Etincelle existe. Autant d’années d’une vie des plus riches avec son lot de bons moments de vie collective, de – petites – victoires politiques, de convergence des luttes, de solidarité, d’apprentissage de l’autogestion. Nous n’oublions pas non plus les conflits humains, les désillusions
politiques et parfois le grand abattement devant le manque d’investissement au sein du lieu. Tout cela fait partie intégrante de la tentative d’expérimentation sociale et politique que représente L’Etincelle. Envers et contre notre envie et notre rage ne sont pas émoussés : envie de changer les règles du jeux d’une société injuste, envie de révolutionner nos vies, envie de partager et diffuser notre expérience, rage de vivre différemment et plus librement…

L’ÉTINCELLE EST UN LIEU EN SURSIS ET CELA FAIT DÉJÀ
quelques années que nous vivons avec cette perspective
peu affriolante. Depuis cinq ou six ans déjà, des bruits
de chiottes nous parviennent régulièrement annonçant notre
fin imminente. Parfois nous avons tiré la sonnette d’alarme un
peu trop rapidement et nous nous en excusons. Au moins, nous
avons pu mesurer le soutien que beaucoup de personnes et collectifs
nous ont montré, que ce soit à Angers, en France et bien
au-delà. Merci. La menace d’expulsion s’est faite plus claire
dernièrement. La ville a racheté nos locaux à son ancien propriétaire
afin de préparer la destruction du bâtiment. Nous
avons reçu notre préavis pour que nous rendions les clés le premier
juillet de cette année. Après nogociation avec la Mairie
nous avons pu obtenir un sursis d’au moins un an.

QUE NOUS PERDIONS L’ÉTINCELLE OU PAS, NOUS AVIONS DÉCIDÉ
de ne pas baisser les bras et de montrer notre détermination et
notre envie d’en découdre avec le vieux monde. Voici donc le
résultat de nos élucubrations : quelques jours d’activité où nous
mettons en avant une petite partie des idées et pratiques que
nous défendons. Evidemment, aujourd’hui, ce que nous avons
de plus précieux à défendre c’est bien sûr L’Etincelle elle-même,
notre plus cher espace de liberté. Nous subissons comme beaucoup
d’habitants la mutation de notre ville. Les populations les
plus précaires sont chassées du centre-ville – et ailleurs – pour
laisser place à des couches sociales plus fortunées et moins
remuantes. Ce processus par lequel le profil économique et
social des habitants d’un quartier se transforme au profit d’une
couche sociale supérieure se nomme gentrification. La gentrification
sévit particulièrement sur l’ilôt Thiers-Boisnet. C’est
pourquoi quelques activités tourneront autour de ce thème,
nous espérons pouvoir en discuter avec vous et éventuellement
tisser des liens de solidarité avec notre voisinage. Le quartier
appartient à ses habitants, pas aux promoteurs immobiliers et
autres petits ou grands profiteurs, à nous de le défendre pour en
faire un espace vivant et revendicatif et non un morne dortoir !

LA RÉFLEXION SERA ÉVIDEMMENT AU RENDEZ-VOUS AVEC DE
multiples ateliers autour d’autres thèmes aussi divers que l’information
libre ou le féminisme. Si nous nous efforçons d'agir
local, nous pensons global. Et puis, si les neurones craquent on
pourra toujours se détendre lors de la cantine qui, est bien
entendu autogérée : venez filer un coup de main, apportez de la
bouffe, échangez vos savoir-faire culinaires ! A moins que vous
ne préfériez venir découvrir l’installation de l’atelier informatique
Pure-Data ou danser sur les rythmes punks et électroniques
! La contre-culture sera donc bien entendu à l’honneur
parce qu’à nos yeux résister c'est créer ! A très bientôt !

L’Assemblée Générale de L’Etincelle

Vendredi 27 juin :

18h00 : Apéro de bienvenue

19h00 : Installation Pure-Data. Pure Data est un logiciel de programmation graphique pour la création musicale et multimédia en temps réel. L'installation qui vous sera présentée réagi aux sons ambiants, vous serez donc à la fois acteurs et en immersion…

21h00 : Déambulation contre la gentrification dans le quartier Thiers-Boisnet.

22h30: Concert de musiques électroniques  avec Rafa et Bastien (set)


Samedi 28 juin :

14h30 : Topo-débat avec Aurélie afin de dresser un aperçu global et historique sur la lutte féministe en france. On parlera également de la question des genres dans la société et des mouvements qui en découlent.
Le mot "genre" sert à évoquer les rôles qui sont déterminés socialement, les comportements, les activités et les attributs qu'une société considère comme appropriés pour les hommes et les femmes.
En d'autres termes : Les « hommes » et les « femmes » sont deux catégories de sexes, tandis que les concepts  de « masculin » et de « féminin » correspondent à des catégories de « genre ».

20h00 : Face Up To It, hardcore de darrons, Bordland, http://futi.free.fr/

Singe des Rues, hip-hop rageur, Noisy-le-Sec, http://www.unity.zaup.org/modulated_wavez/

Nécrofilles, duo acoustique dérangé, http://www.cumul.net/Necrofilles.htm


Dimanche 28 juin :

12h00 : repas de quartier dans la rue devant L'Etincelle, amenez vos plats à partager !

16h00 : Topo sur le CLIP. En Allemagne, des autonomes montent des sociétés civiles immobilières autogérées qui leur permettent de rassembler les fonds nécessaires à l'achat de maisons qui deviennent ensuite des lieux d'habitations collectifs. Dans une démarche solidaire, le projet a vocation à être étendu plus largement.
Aurélie nous en parlera clairement puisqu'elle fait partie du groupe à l'origine du projet en France.

21h00 : concert hip-hop au Troglobal (à Grézillé) avec Insolite hip-hop-punk et Singes des Rues.


Lundi 30 juin :

19h00 : Benzo & Diazepine, « Rape and revenge » : Théâtre d'ambiance cyber-punk libéré des contraintes politiquement correctes. Suite de saynètes érotico-maso-trash dans le jeu, les projections vidéo et les lumières. Transposition de tranches de vie.
Mise en scène et bande son agressives et rythmées.

20h30: Concert: Atomic Tango, punk-hardcore, Saint-Etienne

+ groupe surprise ?


Mardi 1er juillet :

10h30 : Rdv pour la préparation du repas de la cantine végétarienne.

12h00 : repas

19h00 : Rdv à L'Etincelle pour partir pique-niquer puis projection sur le gentrification par Reflex : Les Indésirables, un film de Patrick Taliercio, 73 mn.

À Marseille, la rue de la République est un projet immobilier remontant au XIXè siècle.
Conçus pour une clientèle bourgeoise, les appartements  n'ont jamais su attirer la clientèle visée.
C'est à cette « anomalie urbaine » qu'entendent remédier les promoteurs de la société Marseille-République, soutenus par les pouvoirs publics et sous l'égide du fonds d'investissement américain Lone Star.


Mercredi 2 juillet :

10h30 : Rdv pour la préparation du repas de la cantine végétarienne.

12H00 : repas

20h00 : Soirée projection-rencontre avec des membres d'Indymedia Nantes. projection de (((I))).
Film sur le rôle et fonctionnement du collectif Indymedia Argentine et son rapport avec la lutte sociale. Discussion sur l'appropriation et l'autonomie de la diffusions des informations de nos luttes.
Pourquoi se serait important d'utiliser seulement-un peu- ou passionnément des médias autonome.
Et comment peut on les faire vivre ?  
Table de presse et d'info sur le rapport aux médias.


Jeudi 3 juillet :

20h30: Red Herring, folk-punk, Portland, USA) : http://www.myspace.com/redherringpdx 

Louis Minus XVI, free-jazz, Lille, http://louis.minus.seize.over-blog.org/

Rudy's Back, sound system skinhead-reggae, ska, rocksteady, punk and more 
 


Toutes les activités sont à prix libre. Le prix libre, ça veut dire que tu donnes ce que tu veux/peux. Le prix libre est une pratique de solidarité dans le sens où chacun-e, quels que soient ses revenus, peut bénéficier des mêmes services. Et puis, celui ou celle qui a beaucoup pourra mettre un peu plus pour compenser comme ça tout le monde s'y retrouve.
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Pour plus d'info rendez-vous sur le blog du collectif de soutien aux sans-papiers http://cssp49.toile-libre.org/










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Depuis plusieurs mois des grèves de travailleurs sans papiers mettent en lumière leurs conditions de vie et de travail. La question qui se pose maintenant, c’est la multiplication des luttes pour obtenir des régularisations les plus massives possible et sortir d’une politique de stigmatisation.


Un mouvement qui prend de l’ampleur


Les luttes actuelles ne sont pas le fruit du hasard mais trouvent leurs racines dans un travail de syndicalisation des travailleurs et des travailleuses sans-papiers. Plusieurs vagues de grève, soutenues principalement par la CGT, mais aussi par Solidaires, la CNT, Droits Devant !! et des coordinations de sans papiers ont permis de mettre au premier plan la situation de travailleuse et de travailleur des sans papiers. Face à cette situation le gouvernement cherche à temporiser, s’opposant à toute régularisation massive et essayant d’épuiser les grèvistes avec des procédures administratives longues et ne débouchant sur quasiment aucune régularisation.


Légitimer et obtenir une régularisation globale


Aujourd’hui les enjeux sont multiples : étendre la lutte dans toutes les régions, pour ne pas être concentré qu’en région parisienne, mais aussi multiplier les luttes unitaires dans l’ensemble des secteurs professionnels (essentiellement BTP, nettoyage et restauration) pour montrer la pluralité de la présence des travailleuses et travailleurs sans papiers.

Tous cela peut se faire dans le cadre d’une nouvelle vague de grèves qui permet d’accroître le rapport de force. D’autant qu’il y a toujours des grèves de la faim dans des centres de rétention et la marche des sans-papiers de Lille.

Il est aussi primordial de développer un maximum de solidarité avec ces luttes, que ce soit par des manifestations et de comités de quartier, des caisses de solidarités financières.

Il s’agit également de pousser à la convergence des luttes :
- extension dans les entreprises concernées aux travailleuses et travailleurs « avec papiers » permettant de démontrer une réelle solidarité et de gagner sur les conditions collectives de travail et de rémunération,
- extension également dans les chaînes touchées par ces grèves (comme Fabio Lucci, véolia, Bistro Romain …) pour créer un rapport de force avec le patronat,
- extension localement, dans les bassins d’emplois, pour éviter l’isolement.

Au delà, il faut continuer à faire le lien avec les politiques européennes en train de se mettre en place et qui cherchent à renforcer une Europe forteresse : délais de rétention administrative qui passerait à 18 mois, interdiction prolongée du territoire européen,…

Il nous reste à concrétiser le renversement de vapeur dans la perception des sans papiers dans l’opinion pour légitimer et obtenir une régularisation massive et dépasser la logique gouvernementale du cas par cas.

 

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Régularisations !


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La force de ce gouvernement au service des riches et du patronat c’est notre incapacité à réagir collectivement à la hauteur de ses attaques. A nous de développer une
réponse massive et unitaire !


DES ATTAQUES TOUS AZIMUTS MAIS UN PROJET COHÉRENT


On ne compte plus les attaques ou projets d’attaques envers l’Éducation et les fonctions publiques : suppressions de postes, RGPP, Livre Blanc, Rapport Pochard, nouveaux pro- grammes dans le primaire, etc. Mais il faut bien voir que toutes ces attaques participent d’un pro- jet de société cohérent, qui se présente comme « modernisation » mais n’est en réalité qu’un projet de société capitaliste ultralibéral qui passe par la démolition des droits des usagers qui sont assurés par les services publics, et la démolition des droits des travailleurs-ses, du public comme du privé d’ailleurs.


DÉMOLITION DES SERVICES PUBLICS ET PRIVATISATION INTÉGRALE


Sarkozy veut toujours moins de services publics pour financer ses cadeaux fiscaux aux contribuables les plus aisés et aux patrons, mais aussi, à terme, pour substituer le marché aux services publics et offrir aux patrons de nou- veaux et juteux marchés. Il faut évidemment rap- procher cela de la casse des systèmes solidaires de protection sociale avec les contre-réformes sur les retraites (40 puis 41 ans de cotisations), sur la sécu (franchises médicales…) qui font l’affaire des assurances privées.


DÉMOLITION DES DROITS DES TRAVAILLEURS


Casser les droits et statuts des personnels qui sont assimilés à des « rigidités », introduire de plus en plus d’emplois précaires, afin de dispo- ser d’une main-d’œuvre corvéable à merci sur le modèle de l’entreprise capitaliste. Il faut bien sûr inscrire cela dans l’entreprise de casse généralisée des droits des travailleurs-ses mise en œuvre par la récente « recodification » du droit du travail qui s’appliquera en mai 2008, la remise en cause du
droit de grève.


UNE POLITIQUE LARGEMENT CONTESTÉE, MAIS DANS L’ÉPARPILLEMENT


Les cheminot-es et les étudiant-es ont ouvert la voie à l’automne. Les lycéen-nes et les person- nels de l’Éducation nationale sont mobilisés depuis plusieurs mois. Les grèves pour les salaires, vraie clef du « pouvoir d’achat », se multiplient dans le privé, chacun ayant compris l’inanité du « travailler plus pour gagner plus ».Et les grèves des salarié-e-s sans papiers montrent la fausseté de la vision sarkozyste de l’immigration « subie ». Cependant ces mouve- ments restent éparpillés. À ce titre il faut souli- gner la responsabilité des principales centrales syndicales qui se refusent jusqu’ici à construire un rapport de force de l’ensemble du monde du travail et s’enferrent dans un pseudo dialogue social qui ne sert qu’à entériner les régressions.


LUTTER PLUS POUR GAGNER PLUS


Dans l’Éducation, la Fonction publique et dans le privé, on ne fera pas l’économie d’une épreuve de force avec le gouvernement. Le 15 mai devrait être une journée de mobilisation massive dans la fonction publique. Mais des appels à la grève lors de journées d’action iso- lées sans perspectives définies ne sont pas suffi- sants. Il est nécessaire de mettre en perspective un mouvement de grève reconductible d’ensemble. C’est en nous organisant sur notre lieu de travail et en agissant dans nos syndicats que nous ferons bouger les choses. Les multi- ples luttes dans le privé, celle des salarié-es sans papiers montrent que la victoire est possible.

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Le budget 2008 prévoit 11200 suppressions de postes dans l’éducation nationale après les milliers déjà supprimés depuis 5 ans et ceux d'ores-et-déjà prévus pour les années à venir. Pour compenser ces suppressions de postes et les baisses de recrutement aux concours (CAPES, Agrégation...) le gouvernement préfère faire appel à un personnel précaire bien moins payé qu’un prof’, pouvant être licencié sans difficulté et qui sera plutôt chargé de faire de l’animation que de donner de véritables cours. Ces nouvelles réductions de moyens vont surcharger encore plus les classes et dégrader davantage les conditions d’étude. Les disparitions d’options, notamment les options artistiques ou les langues, risquent de réduire les choix proposés aux élèves. A cela s’ajoute la suppression du BEP et le passage du BAC pro en 3 ans dégradant la qualité du diplôme.


Le 49 n'est pas épargné:


Lycée Chevrollier

9 suppressions de postes

Lycée David d’Angers

7 suppressions de postes

Lycée Henri Bergson

2 suppressions de postes

Lycée Emmanuel Mounier

1 suppression de poste

LP La Roseraie

2 suppressions de postes

LP Paul Emile Victor

2 suppressions de postes

LP Ludovic Ménard - Trélazé

3 suppressions de postes

LP de Narcé – Brain-sur l’Authion

2 suppressions de postes


 


 

 

Manifestation lycéenne le

mardi 13 mai à 14h place du ralliement


Jeudi 15 mai à 10h30 place Imbach : Grève de la fonction publique, lycéen-ne-s, profs, parents d'élèves...


Appel soutenu par : Alternative Libertaire 49, JC, LCR 49, SUD étudiant-e-s Angers, UNEF

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Un gouvernement au service des riches et du patronat combat tous nos acquis sociaux et pourchasse les sans-papiers. La force de ce gouvernement c’est notre incapacité à réagir collectivement à la hauteur de ses attaques. C’est aussi une partie du mouvement syndical et le PS qui accompagnent les contre-réformes gouvernementales. A nous de développer une réponse massive et unitaire !

Un simple tract ne suffirait pas à faire la liste des attaques que nous subissons de la part de ce gouvernement et de ses amis du MEDEF. Tout passe à la découpe de la tronçonneuse ultra-libérale : fonction publique, retraites, sécurité sociale, allocations familiales, flicage des chômeuses et des chômeurs, casse du droit du travail…


L’objectif est simple : ouvrir au privé et à la concurrence les derniers secteurs non privatisés, comme l’enseignement et la santé publique, et d’enfoncer sous l’eau la tête des précaires, des chômeuses et chômeurs, des salarié-es obligé-es d’accepter n’importe quel emploi et conditions de travail.


La justification ? Il n’y aurait plus d’argent ! Mais la France est riche, bien plus qu’après la seconde guerre mondiale, quand la sécurité sociale a été mise en place. Et de l’argent il y en a, il faut juste aller le chercher où il se trouve. En 2007 rien que les entreprises du CAC 40 ont fait 101 milliards d’euros de bénéfices.


Les travailleuses et travailleurs qui se sont fait avoir par les promesses de campagne démagogiques de Sarkozy déchantent. La question centrale, celle pour laquelle nous nous battons, c’est la redistribution des richesses au profit des personnes qui les produisent, et non pour le capital, les gros actionnaires, qui s’engraissent sur notre dos. Il s’agit bien d’un projet de société capitaliste ultra libéral qu’avance le gouvernement. En face, une partie des syndicats se complait dans des réunions avec le patronat, dans un pseudo « dialogue sociale » qui ne sert en fait qu’à valider les reculs sociaux.


Un capitalisme dévastateur


La crise financière, la spéculation sur les matières premières qui accentue les difficultés alimentaires pour une majorité de l’humanité, la fuite en avant d’un capitalisme mondialisé détruisant tout sur son passage au profit de quelques uns montre le vrai visage du système économique international. En France, les politiques xénophobes visant les étrangères et les étrangers et particulièrement les sans-papiers semblent sans limite : le gouvernement prévoit de faire passer à 18 mois la rétention en centre administratif !


Dans quelle société voulons nous vivre ? Le système capitaliste n’est pas indépassable. Mais il n’y a rien à attendre du PS, de cette gauche de gouvernement, qui est d’ailleurs bien discrète en ce moment, au vu du contexte général anti-social. Pas étonnant puisque dans une grande partie, le PS pourrait sur les questions économiques avoir la même politique que le gouvernement. Contre cette droite de combat, cette « gauche » molle, à nous de faire vivre une gauche de la rue et des quartiers populaires !


Lutter plus pour gagner plus


Ce qu’il nous faut c’est agir collectivement. Plutôt que de subir chacun-e dans nos secteurs les attaques gouvernementales, la solution, notre force, c’est l’unité et la convergence des luttes. Seul un mouvement social d’ampleur, comme en 1995 ou 1968 peu renvoyer ce gouvernement dans ses 22 mètres. Les cheminot-es et les étudiant-es ont ouvert la voie à l’automne. Les lycéen-nes et les personnels de l’Education nationale sont mobilisé-es actuellement. sans oublier les multiples luttes pour les salaires, vraie clef du « pouvoir d’achat » et les grèves des salarié-es sans papiers qui montrent que la victoire est possible. Le 15 mai devrait être une journée de mobilisation nationale dans la fonction publique. Mais une journée de grève isolée n’est pas une réponse à la hauteur ! Il faut sortir des logiques corporatistes et créer un rapport de force plus important pour faire plier ce gouvernement. Nous sommes tou-te-s concerné-es, c’est tou-te-s ensemble qu’il faut lutter.


Des fronts anticapitalistes


C’est l’unité des anticapitalistes, leur capacité à agir, à débattre, qui permettra de recréer une gauche à la base, pour rompre avec le capitalisme. Pas besoin d’être dans une seule et même organisation pour agir ensemble. Alternative libertaire propose partout où c’est possible, de créer des fronts anticapitalistes qui regroupent tou-te-s les militant-es, organisé-es ou non. Vu la force et la violence des coups de la droite et du patronat, nous ne pouvons pas nous permettre la bêtise du sectarisme ou de la tour d’ivoire. A nous de recréer sur nos lieux de travail et dans nos quartiers une dynamique collective, de débattre, de construire, de résister et de passer à l’offensive !


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Passons à l’offensive !
Tract fédéral d’Alternative libertaire


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Réunion publique organisée par

Alternative Libertaire 49

Le mercredi 7 mai à 20h30

à L’Etincelle 26, rue Maillé 49100 Angers


Les commémorations décennales de mai 68 sont autant d’occasions de produire des discours réducteurs à visée liquidatrices sur un épisode majeur de l’histoire de ce pays. Les points communs à tous ces discours sont d’en minimiser, voire même d’en dénier, à la fois la portée historique et le contenu politique.


Les menées idéologiques de la bourgeoisie, qui a de fait le monopole de l’expression médiatique à travers une poignée de pseudo-intellectuels en service commandé, visent à déshistoriciser et dépolitiser un mouvement social qui a bien failli la faire vaciller. Elle et ses sbires ont déjà donné toute leur mesure lors des 10 ième, 20 ième et 30 ième anniversaire. On peut s’attendre au pire pour le 40 ième anniversaire.


Mai 68 s’inscrit dans un cycle de luttes qui s’étend de la fin de la guerre d’Algérie jusqu’à la fin des années 70. Mai 68 n’était ni prévu ni prévisible, mais au cours des années et des mois qui le précédèrent, il y eut de nombreuses grèves sauvages avec occupations et manifestations parfois violentes (Nantes en 1964, chez Rhodiacéta à Lyon et à Besançon en 1967, en janvier 1968 à Caen, et bien d’autres encore). Après Mai-Juin 68, il y eut de nombreuses luttes (Lip, paysans du Larzac, etc…) dont la filiation historique avec Mai 68 est indéniable.


Mai 68 fut un mouvement social énorme, une explosion révolutionnaire , qui toucha tous les secteurs sociaux, toutes les régions, les villes mais aussi les campagnes. Ce fut une grève générale plus importante encore que celle du Front Populaire. Ce fut un mouvement pour la solidarité et l’égalité.


A l’heure où la droite, plus offensive que jamais, prétend « liquider » l’héritage de Mai 68 et au-delà toutes les conquêtes sociales ouvrières, à l’heure où la gauche a définitivement renoncer à la construction d’une société fondée sur l’égalité économique et sociale et sur la solidarité, une relecture de ces évènements, en lien avec les luttes d’aujourd’hui, est nécessaire et soulève à nouveau le débat autour du projet de société.

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Contre une politique qui divise, Français, immigrés solidarité !

Paris, Samedi 5 avril : Manifestation.

Marseille, Samedi 5 avril : Manifestation.

Lyon, Samedi 5 avril : Manifestation.

Une politique qui nie les droits fondamentaux

L’acharnement de ces dernières années contre les étrangers est impressionnant. Pas moins de cinq lois depuis 2002 ont été votées au mépris de la légitimité des étrangers installés en France à y bénéficier des droits de tous quelque soit leur statut juridique : attaques contre l’aide médicale d’Etat, tests ADN, multiplication des restrictions du droit d’entrée et de séjour des étrangers notamment par la limitation drastique du regroupement familial.

 

Le gouvernement impose une vision utilitariste de l’immigration. Après avoir établi des listes restrictives de métiers discriminant travailleurs provenant de l’UE et travailleurs du reste du monde, il a l’intention de modifier la Constitution au printemps pour introduire dans la loi la notion de quotas. De plus pour faciliter les expulsions, il veut créer une juridiction spéciale chargée de juger les étrangers sans papiers. Il souhaite faire adopter à l’échelle européenne une disposition rendant impossible à l’avenir toute opération de régularisation d’envergure.

 

Cette politique répressive touche non seulement les sans-papiers mais aussi les étrangers ayant un titre de séjour et les Français, surtout sur ceux d’origine étrangère. Pour chacun(e) des sans papiers piégé(e) par des contrôles d’identique iniques au faciès, combien d’étrangers en règle ou de Français « issus de l’immigration » se voient humilier quotidiennement ? Combien d’étrangers se voient refuser, pendant de longues années ou pour toujours, la possibilité de vivre avec leurs proches, en raison des critères arbitraires fixés par la loi et de la malveillance tatillonne des préfectures ? Combien d’étrangers et de Français se voient refuser le droit d’épouser la femme ou l’homme de leur choix au prétexte que leur amour ne serait que de complaisance ?

 

Une politique du chiffre qui tue

 

Contrôles au faciès, convocations piège en préfectures, rafles, non respect des voies et délais de recours, marquage de sans-papiers au feutre indélébile dans le Nord, pression sur les préfets, policiers et gendarmes pour qu’ils atteignent des objectifs chiffrés, mise en place de camps d’enfermement aux frontières de l’Europe. Chaque jour la descente dans l’ignominie s’accélère. Cet acharnement répressif brise et tue des êtres humains qui pour échapper aux expulsions prennent des risques parfois mortels (défenestrations, fuite par les toits, suicides, noyades…)

 

Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et injustes, mais également coûteuses. Les coûts induits par cette débauche de moyens policiers et la mobilisation d’infrastructures (transports ferroviaires, portuaires et aériens) seraient plus utiles pour financer des services publics ou l’aide au développement. Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à vivre en France en tout légalité, n’étaient plus obligés de se cacher et n’étaient plus tenus d’accepter des conditions de travail dégradantes, le paiement des cotisations sociales de ces travailleurs permettrait de faire rentrer des milliards d’euros dans les caisses de la protection sociale.

 

Une politique qui réprime la solidarité

 

Le gouvernement s’efforce d’entretenir un climat de suspicion et de peur à l’égard des étrangers et de leurs soutiens : criminalisation de la solidarité, multiplication des poursuites judiciaires, utilisation des services publics, services sociaux et des inspecteurs du travail comme auxiliaires de police.

 

Afin d’aligner par le bas les droits sociaux, il fait le choix de la division : le pouvoir oppose Français et étrangers en agitant le mythe de l’invasion de la France, il oppose les bons immigrés intégrés aux mauvais immigrés, les étrangers en situation régulière aux sans-papiers, comme il oppose les salariéEs du privé à ceux et celles du public…

 

Une politique qui instrumentalise l’immigration au profit d’une politique antisociale et liberticide

 

Les étrangers sont utilisés comme des boucs émissaires afin de détourner l’opinion des vrais problèmes : pouvoir d’achat, protection sociale, retraites, précarité, services publics, place des femmes, avenir de la planète, discriminations…

 

Cette politique qui fait système est aujourd’hui notamment incarnée par le ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement. Elle présente les étrangers comme une menace pour « l’identité nationale ». Cette conception s’inspire d’une philosophie nationaliste et d’extrême droite. Elle contribue à justifier des politiques sécuritaires qui transforment notre société en Etat policier. Elle constitue une injure non seulement envers les étrangers, mais également envers les Français attachés aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect de la personne humaine. Elle donne de la France l’image d’un pays qui se replie de plus en plus sur lui-même.

 

Nous refusons cette politique ultra libérale de casse du code du travail et salarial, dont les émigrés sont les premières victimes. Nous refusons cette politique européenne dictée par le patronat européen pour une « immigration choisie », permettant in fine cette délocalisation sur place, à moindre coût, et mise en concurrence des filières d’immigration de travail.

 

La liberté de circulation des êtres humains est une valeur fondatrice de la civilisation et de la démocratie.

 

Ce projet de société n’est pas le nôtre !

 

La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :
- la suppression du ministère de « l’identité nationale »,
- l’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention,
- l’arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers,
- l’abrogation de lois stigmatisant les migrants et bafouant leurs droits,
- l’abandon des projets gouvernementaux sur la justice d’exception et les quotas,
- la mise en oeuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de l’Europe forteresse,
- le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et tous,
- des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur autonomie,
- la régularisation des sans papiers,
- l’abolition de la taxe à l’emploi pour l’embauche de travailleurs étrangers,
- un politique d’accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France.

Pour une société fraternelle et solidaire, un sursaut citoyen s’impose. Nous manifesterons tous ensemble
le 5 avril, 14h30, place d’Italie à Paris.

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Tract d’appel
Manifestation du 5 avril 2008
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Affiche
Manifestation du 5 avril 2008
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Affiche libertaire unitaire
Liberté de circulation
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undefinedMory Camara étudiant guinéen en L2 MPCIE à la fac de sciences d'Angers, est depuis le 4 mars en situation irrégulière. Pour des raisons médicales il n'avait pu participer dans de bonnes conditions aux examens. Il a donc fournit un certificat médical à  l'université comme le fait tout étudiant ou étudiante absent-e lors d'un examen. Mais l'université l'a mis défaillant quand même aux examens. La préfecture lui a donc refusé le titre de séjour pour cause de non validation des examens. Mory se retrouve donc aujourd'hui menacé d'expulsion.

Pour la régularisation de Mory Camara

Parce que nous considérons qu'un-e étudiant-e étranger-ère à  les mêmes droits qu'un-e étudiant-e français-e

Une carte étudiante=une carte de séjour

Pour la régularisation de tous les sans-papiers et la liberté de circulation et d'installation

Le Réseau Université Sans Frontières appelle:

À un rassemblement mercredi 12 mars à  18h devant la préfecture de Maine et Loire

À une manifestation samedi 15 mars à 14h place du ralliement


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Dans le cadre de la mobilisation actuelle et croissante contre l’infâmie nationale, le 8 mars sera l’occasion de manifester une nouvelle fois notre solidarité avec toutes les personnes victimes de la politique extrêmement droitière de l’Etat lamentable...

- 13 heures 30 : Rassemblement au centre de rétention de St Jacques de La Lande (Bus 57 arrêt parc des expositions).

- 15 heures : Départ en opération escargot jusqu’à la piscine de Bréquigny puis :

- 16 heures : Manifestation vers le centre ville de Rennes

La manifestation passera par des lieux qui participent à la politique nationale de chasse aux sans-papiers :

Par une prison
Pour dénoncer l’emprisonnement des sans-papiers qui résistent à leur expulsion.

Par une gare
Pour dénoncer les contrôles racistes organisés par la police de l’immigration (PAF).

Par une agence d’interim
Pour dénoncer la surexploitation des travailleur-se-s immigré-e-s et les pratiques de dénonciation des sans-papiers aux préfectures par les employeurs.

Par un Tribunal Administratif
Pour dénoncer les mesures d’éloignement de force des personnes sans-papiers.

Arrivée à la Préfecture de Région
Pour dénoncer la politique d’immigration et pour revendiquer :

- La fermeture de tous les centres de rétention.
- La régularisation de toutes les personnes sans-papiers.
- La libre circulation et la libre installation des gens dans le monde.

Coordination régionale Bretagne – Pays de Loire solidaire des personnes immigrées.
Villes représentées : Angers, Blain, Brest, Challans, Châteaubriant, Dinan, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Lannion, Laval, Lorient, Morlaix, Nantes, Pipriac, Quimper, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire…

À Angers rendez-vous à 12h30 place de la Rochefoucauld Pour un départ collectif en car (à prix libre).

 

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  • : Le blog de Alternative Libertaire 49
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  • : Blog des militants d'Alternative Libertaire 49. Fondée en 1991, AL fonctionne sur un mode fédéraliste et autogestionnaire. L’organisation est constituée d’une fédération de groupes locaux, et de deux branches sectorielles : une branche « Entreprises » regroupant les militant(e)s salarié(e)s, et une branche « Jeunesse », regroupant les militant(e)s scolarisé(e)s. Ce blog est donc dédié au luttes locales du 49 mais aussi à l'expression des communistes libertaires du 49 sur des sujets plus […]
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